La fumure azotée de référence pour l’année 2020 est de 185 kg N/ha.

Voici les fractionnements recommandés cette année

En trois fractions

  • Fraction du tallage : 60 N
  • Fraction du redressement : 60 N
  • Fraction de la dernière feuille : 65 N

En deux fractions

  • Fraction intermédiaire (tallage-redressement) : 90 N
  • Fraction de la dernière feuille : 95 N

 

La fertilisation azotée doit être raisonnée sur les principes suivants :

  • chaque parcelle doit être considérée individuellement. Dans une même exploitation, les conditions culturales varient souvent entre parcelles (passé cultural, évolution de la culture) ;
  • la dose de chacune des fractions est déterminée juste avant l’application. La fumure totale d’azote n’est pas définie à la sortie de l’hiver mais résulte, au moment du dernier apport, de l’addition des fractions définies les unes après les autres.

Ces deux principes permettent de prendre en compte les variabilités de fourniture d’azote par le sol et l’évolution en cours de saison de la culture (potentiel de rendement, enracinement, maladies, stress ou accident éventuel).

Le calcul de la dose à apporter est basé sur une dose de référence à laquelle on ajoute ou soustrait des quantités d’azote qui reflètent l’influence des conditions particulières de la parcelle et de la culture qui y pousse.

 

Ces conditions particulières ont été regroupées sous 5 termes correctifs

  • le contexte pédoclimatique de la parcelle (N.TER) ;
  • le régime d’apport de matières organiques dans la parcelle (N.ORGA) ;
  • les caractéristiques de la culture qui précédait la céréale (N.PREC) ;
  • l’état de la culture au moment de l’application (N.ETAT) ;
  • des facteurs de correction (N.CORR).

La dose de référence est déterminée chaque année en sortie d’hiver en fonction de l’état de la culture et de la richesse moyenne observée dans les profils azotés effectués dans des parcelles bien connues.

Les termes correctifs sont déterminés sur base d’une série de propositions simples qui permettent à l’agriculteur d’identifier la situation propre de chaque culture. Les termes correctifs ne prennent pas seulement en compte les possibilités d’utilisation d’azote présent dans le sol, mais aussi le potentiel de rendement que les conditions culturales rencontrées permettent.

Il n’y a donc pas nécessité de calculer la fumure sur base d’un objectif de rendement, celui-ci est adapté en fonction des choix de situation réalisés à partir des observations faites en culture.