21 Fév 2020

Lutte contre les maladies en escourgeon

Stratégies de protection

La volatilité des prix ne facilite pas les prises de décision en ce qui concerne la protection fongicide en escourgeon qui n’est pas cotée sur Euronext, et dont il est difficile d’estimer le prix avant la récolte.

Trois leviers agronomiques sont à actionner avant d’envisager la lutte à l’aide de produits chimiques.

Privilégier les variétés les plus résistantes (1er levier)

Il est certain que l’agriculteur a toujours intérêt à privilégier les variétés les mieux classées pour la résistance aux maladies, moyen le plus simple pour augmenter ses chances de pouvoir se passer du traitement fongicide en montaison.  De plus, en cas de longue période de pluie, c’est-à-dire de longue période d’impossibilité d’application du fongicide, les variétés les plus sensibles seront plus affectées par les maladies que les variétés résistantes.

Semer à une densité peu élevée (2ème levier)

En général les semis d’escourgeon sont réalisés dans une période favorable pour travailler en de bonnes conditions de préparation du sol, la levée est souvent rapide et le tallage démarre tôt.  Les essais montrent qu’une densité de semis de 170 à 200 grains/m² est largement suffisante, surtout avec les semoirs de précision.

Ne pas intensifier exagérément la fumure azotée (3ème levier)

Il ne faut pas rechercher absolument les rendements les plus élevés, surtout avec les variétés les plus sensibles à la verse ou aux maladies.  Viser l’optimum de fumure permet de moins stresser la céréale.  L’erreur la plus fréquente en sortie d’hiver est d’apporter une fumure au tallage alors que la population des talles est déjà suffisante.  Dans cette situation, l’impasse de la fumure de tallage améliore très sensiblement la résistance à la verse et diminue nettement la sensibilité aux maladies du feuillage pendant la montaison.  Cette technique n’est pas envisageable dans certaines situations pédo-climatiques (sol plus froid, superficiel, tallage réduit) où trois apports restent indispensables.

Le traitement de montaison

Il ne faut jamais traiter systématiquement à ce stade et aller observer l’état sanitaire de la culture dans chaque parcelle.  Les critères de décision sont cependant difficiles.  Des maladies sont en effet presque toujours détectables en début de montaison et leur progression sur le feuillage supérieur est difficile à prédire.  Suivant les maladies qui se développent en fin de saison, le fractionnement en deux de l’investissement en fongicides peut parfois conduire à des résultats en retrait par rapport aux traitements uniques.

Le traitement montaison ne doit donc être appliqué qu’en cas de présence significative de maladies sur les trois derniers étages foliaires sortis et suivant les avis CePiCOP.  Ce devrait être le cas pour les variétés les plus sensibles.  Il faut empêcher que ces maladies ne s’installent sur les deux dernières feuilles.  Si le développement de la culture est rapide durant cette période et que le délai avec un second traitement est réduit, la rémanence n’est pas primordiale.  Pour alterner les substances actives, on privilégiera à ce stade un fongicide à base de triazole ou de cyprodinil voire une strobilurine en mélange à un triazole.  En pression faible des maladies et/ou de marché défavorable, on pourrait se contenter d’une dose réduite de fongicide à ce stade.

Le traitement fongicide de dernière feuille

Compte tenu du risque élevé de développement de rhynchosporiose, d’helminthosporiose, de ramulariose, de rouille et d’oïdium en fin de végétation, un traitement fongicide actif sur l'ensemble des maladies doit être systématiquement effectué dès que l'ensemble du feuillage est déployé.

Le traitement fongicide de « Dernière feuille » à base de strobilurine + triazole ou de SDHI + triazole (et/ou strobilurine) reste donc systématiquement conseillé. Dans les 2 cas, l’ajout d’un multi-sites est préconisé. Cette année encore le chlorothalonil pourra être utilisé dans les escourgeons. Il faudra cependant se pencher vers une autre solution en 2021.
L’expérimentation montre qu’il est possible de réduire les doses, notamment en traitement de montaison.

18 Fév 2020

Lutte contre les maladies en froment

Connaître les sensibilités des variétés aux différentes maladies

La septoriose et la rouille brune sont les maladies les plus régulièrement dommageables.  De façon moins systématique, la rouille jaune peut occasionner d’importants dégâts par extension des foyers comme en 2014.  Ces trois maladies sont prises en compte dans la création des nouvelles variétés de froment dont certaines s’avèrent résistantes.

Vis-à-vis de la septoriose, aucune variété n’est totalement résistante, mais le niveau de sensibilité varie fortement de l’une à l’autre.  A la rouille brune, certaines sont particulièrement sensibles tandis que d’autres sont totalement résistantes.  En ce qui concerne la rouille jaune, la résistance variétale peut aussi jouer son rôle de protection de la culture.  Toutefois, certaines souches contournent cette résistance et provoquent des dégâts importants ce qui confère à cette maladie un caractère imprévisible.

La septoriose est la maladie pouvant induire les pertes les plus élevées.  Elle peut apparaître tôt en saison et affaiblir fortement les variétés les plus sensibles.  La rouille jaune, lorsqu’elle est présente, peut également induire de sérieuses pertes sur les variétés sensibles.  La rouille brune, par son développement souvent plus tardif, a généralement un impact moindre sur le rendement.

La rubrique Variétés de ce site internet permet de visualiser rapidement les différentes sensibilités des variétés aux maladies et de pouvoir ainsi adapter son programme fongicide.

Stratégies de protection

Pour décider d’une stratégie de protection fongicide, il faut faire le bilan des risques sanitaires encourus par la culture et classer les pathogènes par ordre d’importance.  Le nombre de traitements et leur positionnement seront fonction des pathogènes les plus importants.  Si plusieurs possibilités se présentent, le choix s’orientera alors pour lutter également contre les pathogènes secondaires.

D’une manière générale, l’ensemble des maladies peut être contrôlé par une ou deux applications de fongicide.  Si la rentabilité économique d’un seul traitement bien positionné est très souvent avérée, celle des doubles applications « à doses pleines » l’est moins fréquemment.

Situation où, jusqu’au stade dernière feuille, aucune maladie ne s’est développée de manière inquiétante:

Dans ce cas un traitement complet sera réalisé au stade dernière feuille étalée.  Il permettra de lutter efficacement contre les rouilles et la septoriose.  Cette intervention sera la plupart du temps l’unique traitement fongicide appliqué sur la culture.  Le produit ou le mélange sera choisi en fonction des sensibilités propres à la variété.  La dose appliquée sera proche de la dose homologuée.

Si la pression de maladie est particulièrement faible lors du développement de la dernière feuille, ce traitement peut être reporté jusqu’à l’épiaison de manière à mieux protéger l’épi.  Il convient cependant d’être prudent sur les variétés très sensibles à la rouille brune, cette maladie se développant parfois brutalement avant l’épiaison.

Un second traitement sera envisagé lors de l’épiaison uniquement en cas de risque élevé de fusariose ou d’une pression fort importante de rouille brune ou de septoriose.

Situation où le développement d’une ou de plusieurs maladies est redouté avant le stade dernière feuille :

Une application avant le stade dernière feuille peut être justifiée en cas de rouille jaune ou de forte pression de septoriose.  Lors d’un traitement réalisé à ce stade, le choix du produit tiendra compte des éventuels risques d’oïdium ou de piétin-verse.

Contre la rouille jaune et sur variétés très sensibles, un premier traitement peut être nécessaire dès le stade 1er nœud (31).

Pour la septoriose, il est souvent préférable d’attendre le stade 2ème nœud avant d’intervenir.  La dose de fongicide pourra être modulée en fonction de la pression de ces maladies ainsi qu’en fonction de ce que l’on prévoit comme traitement relais par la suite.

Lorsqu’une application de fongicide est effectuée avant le stade dernière feuille, un second traitement devra nécessairement être appliqué.  Contre la septoriose, ce traitement relais doit idéalement être effectué 3 à maximum 4 semaines après la première application.  Si la variété est sensible à la rouille brune, il est prudent de ne pas attendre trop longtemps après le stade dernière feuille.  Le produit appliqué en seconde application prendra en compte l’ensemble des maladies susceptibles de se développer sur le feuillage et sur les épis.  La modulation de la dose dans le cadre d’une stratégie de gestion de la septoriose ne se fera qu’en tenant compte de la sensibilité de la variété à la rouille brune.

Les avis émis par le CePiCOP sont destinés à guider les observations.  Les stades de développement des cultures et la pression de maladies observées dans le réseau d’observations sont destinés à attirer l’attention sur le moment où il convient de visiter les champs ainsi que sur les symptômes auxquels il faut faire plus particulièrement attention.

Diagrammes décisionnels

Cliquez sur les diagrammes pour les agrandir

 

 

 

 

Aucun traitement fongicide ? Est-ce possible ?

Aujourd’hui, la volonté Européenne, par le biais de la stratégie IPM, est la réduction d’utilisation des produits de protection des plantes. En lien avec cette dernière, le Livre Blanc propose une modalité sans aucun traitement fongicide dans ses diagrammes décisionnels (cf. diagramme froment au stade 65). Cette option est donc possible, et rentable si :

  • aucun symptôme de maladies n’est observable dans la culture au stade floraison
  • la variété implantée est très résistante à la rouille brune
  • le prix du blé ne dépasse pas les 100 €/T

Si toutes ces conditions sont remplies, la possibilité de ne réaliser aucun traitement peut être envisagée.

18 Fév 2020

Ramulariose

Ramulariose

La ramulariose est causée par le champignon ascomycète Ramulario collo-cygni.

Généralités

La ramulariose est devenue de plus en plus dommageable en escourgeon au cours des dernières années, et surtout en Europe du nord.  Les variétés les plus sensibles peuvent perdre jusqu’à 1T/ha de rendement du fait de cette maladie.  La ramulariose a pour particularité d’apparaître tard dans la saison.  De récentes études, utilisant des méthodes de détection basées sur des PCR, ont démontré que la maladie se développe en réalité de manière endophyte (systémique et asymptomatique) au sein des plantes durant leur période végétative.  L’apparition des symptômes et la sporulation de Ramularia collo-cygni sont ensuite déclenchées par croissance reproductive (floraison) des plantes hôtes.  Le rôle des conditions environnementales dans l’apparition des symptômes est encore mal connu.  Les grains sont la principale source de propagation de cette maladie.  Elle va se développer au sein des plantules sans produire de symptômes.  Lorsque les feuilles infectées meurent, un changement physiologique du champignon peut induire la production de symptômes et de sporulation constituant ainsi une seconde source d’inoculum.  Enfin les graminées sauvages et les repousses sont également source d’infection.

Symptômes

Les symptômes de la maladie sont de petits spots rectangulaires dont les côtés les plus longs suivent les nervures des feuilles.  Les côtés les plus courts sont plus irréguliers.  Ses tâches nécrotiques sont de couleur brun foncé.  Le tout est entouré d’un halo jaune bien marqué.  Les symptômes peuvent être vus sur les deux faces de la feuille infectée.

A ne pas confondre avec :

  • Les symptômes physiologiques dus à un stress lumineux : ces derniers se présentent comme de petits spots brun très foncé et parfois entourés d’un halo jaune. Ils sont cependant uniquement limités à la surface de la feuille exposée à la lumière et ne se retrouvent pas sur l’autre face.
  • Les taches léopard : certaines variétés peuvent produire des taches brunes plus ou moins grandes, présentant parfois un léger halo jaune, mais beaucoup moins prononcé que la ramulariose.
  • Les brûlures polliniques : lors de la floraison durant une période humide, le pollen peut coller aux feuilles d’orge et favoriser la croissance de champignons saprophytes, de bactéries et de levures induisant de petits points bruns sur la surface de la feuille. Ils sont plus petits que les spots de ramulariose (taille d’un trou d’aiguille).
  • Les taches en réaction à l’oïdium : la plupart des variétés d’orge actuelles résistent bien à l’oïdium. Certaines cependant génèrent des taches en se défendant contre la maladie (oxydative burst).  Ce sont des spots bruns au sein desquels un mycélium blanc (début d’infection de l’oïdium) est visible.

 


Symptômes de ramulariose sur l'avant dernière feuille (F2). Photos prises le 16/06/2016. Source: CRA-W


Symptômes très avancés de ramulariose. L'infection est telle que tous les symptômes se sont fondus en une seule et grande nécrose. Photo prise le 16/06/2016. Source: CRA-W

Période de développement :

Comme expliqué dans le point « Généralités », la ramulariose ne se déclare réellement que lorsque la plante a enclenché sa croissance reproductive.  C’est donc à la fin de l’épiaison qu’une épidémie de ramulariose peut démarrer.  Les symptômes apparaissent très rapidement et l’état de la culture peut changer du tout au tout en une semaine si la protection fongicide n’a pas été suffisante.

Situations à risque :

La ramulariose est une maladie répandue mais assez mal connue.  L’utilisation de variétés résistantes et de semences saines sont les meilleures options pour lutter préventivement contre la ramulariose.

18 Fév 2020

Rouille naine

Rouille naine

La rouille naine du blé est causée par le parasite obligatoire basidiomycète Puccinia hordei.

Généralités

La rouille naine du blé est causée par le parasite obligatoire basidiomycète Puccinia hordei. Cette maladie se retrouve dans toutes les régions du monde où l’orge est cultivée. Bien que le pathogène soit différent, la biologie de la rouille naine est fort similaire à celle de la rouille brune du blé. Elle est cependant plus précoce car elle tolère des températures plus fraîches. La rouille naine est capable de causer des pertes de rendement ponctuellement conséquentes, pouvant aller jusqu’à 30 %. Elle se disperse principalement par le vent même sur de longues distances mais aussi parfois par la pluie (splashing). Son développement est influencé par la température (min 5°C) et l’humidité relative ainsi que la présence d’eau libre sur les feuilles.

Symptômes

Les symptômes de rouille naine sont des pustules orange à brune disposées aléatoirement sur le limbe foliaire. Ces pustules contiennent une poudre brun-orangé composée de spores facilement dispersées par le vent. Cette maladie ne forme pas de spot au niveau de la parcelle et se retrouve partout dans le champ infecté.

 


Symptômes de rouille naine sur l'avant dernière feuille (F2). Photo prise le 25/05/2016. Source: CRA-W


Rouille naine sur barbe d'escourgeon. Photo prise le 18/06/2018. Source: CRA-W

Période de développement

Le pathogène a besoin d’un hôte vivant pour survivre. Entre la récolte et les nouveaux semis, Puccinia hordei utilise des hôtes de transfert parmi les graminées adventices. Le vent transporte ensuite les spores de rouille sur de plus ou moins longues distances jusqu’à de nouvelles plantules d’escourgeon. En sortie d’hiver, des pustules de rouille naine peuvent être visibles sur les plantes mais la maladie ne devient vraiment dangereuse qu’après le déploiement de la dernière feuille. Son développement est ralenti lorsque les températures dépassent les 25°C. Elle est donc capable de se propager jusqu’à la fin de la culture d’escourgeon.

Situations à risque

Le choix d’une variété résistante est un élément primordial lors de l’installation de la culture. En effet, plus la variété est sensible et plus l’épidémie peut commencer tôt dans la culture et donc engendrer des pertes de rendement conséquentes.
Cette maladie est également favorisée par une forte densité de semis et une fumure trop importante, engendrant ainsi une humidité élevée sous le couvert.

18 Fév 2020

Rhynchosporiose

Rhynchosporiose

L’agent pathogène responsable de la rhynchosporiose est un champignon ascomycète hémibiotrophe : Rhynchosporium secalis.

Généralités

La rhynchosporiose est retrouvée à travers le monde et plus particulièrement dans les zones de climat tempéré. Elle est capable de causer des pertes de rendement allant jusqu’à 40 % mais aussi une diminution de la qualité des grains. Ce pathogène a la particularité de se développer sous la cuticule des feuille de son hôte et d’y effectuer un cycle de développement avant l’apparition des premiers symptômes. Tout comme l’helminthosporiose, la majorité de l’inoculum primaire de la rhynchosporiose provient des débris de culture infectés laissés sur le champ. En moindre mesure, il peut provenir des semences infectées. La propagation se fait principalement de proche en proche via les « splash » causés par les gouttes de pluie. Une partie de l’inoculum peut cependant être transportée par le vent sur de plus longues distances sous forme de fines gouttelettes. Rhynchosporium secalis aime les températures fraîches (optimum entre 8 et 10°C) et la présence d’eau libre sur les feuilles pour son développement. En conditions optimales, sa durée de latence est de 31 jours.

Symptômes

Les symptômes foliaires sont irréguliers, desséchés au centre (blanchâtre) et entourés d’une marge brune très marquée et bien délimitée. C’est parfois la base du limbe qui est touchée. Dans ce cas, un dessèchement bordé d’un liseré brun est observé au niveau des oreillettes et de la ligule. La rhynchosporiose contamine d’abord la base des plantes et remonte ensuite les étages foliaires à la faveur des pluies. Il est donc important d’écarter le feuillage pour vérifier sa présence dans une parcelle.


Symptômes de Rhynchosporiose sur les derniers étages foliaires. Photo prise le 25/05/2016. Source : CRA-W.


Symptômes de Rhynchosporiose. Photo prise le 25/05/2016. Source : CRA-W.

Période de développement

Si les conditions automnales s’y prêtent, la maladie pourra déjà s’implanter sur les nouvelles plantules d’escourgeon fraîchement émergées. Ses symptômes seront nettement visibles au début du printemps où elle continuera son développement. C’est à ce moment que les risques d’épidémie sont les plus importants. Sa propagation est fortement ralentie à partir de l’épiaison car les températures au-delà des 20°C lui sont défavorables.

Situations à risque

Les semis précoces et les niveaux d’azote élevés sont propices au développement de la maladie avant l’hiver. Le semis direct ou le travail du sol superficiel qui laisse les résidus de culture sur le sol (paille infectée) sont également des éléments qui favorisent l’infection de la maladie. Enfin il est important d’utiliser des semences désinfectées et une variété résistante.

17 Fév 2020

Helminthosporiose

Helminthosporiose

L’helminthosporiose de l’orge est causée par le champignon ascomycète Pyrenophora teres.

Généralités

L'helminthosporiose est une maladie majeure dans toutes les régions du monde où l’orge est cultivée.  Elle est capable de causer jusqu’à 40 % de pertes de rendement, mais aussi une diminution de la taille des grains, du poids spécifique et de la qualité du malt et du fourrage.  Le pathogène est capable d’infecter les semences, les feuilles et les tiges des plantes d’escourgeon.  La contamination des semences peut constituer l’inoculum initial, mais la majeure partie de l’infection provient des débris d’orge infectés et laissés sur le sol après récolte.  Les spores produites sur ces débris sont transportées par le vent vers les nouvelles plantules d’orge à l’automne.  Durant la saison culturale, les spores sont dispersées par le vent et par la pluie de feuille en feuille et parfois même sur de longues distances.  Le développement de l’helminthosporiose dépend de l’humidité relative (min 80 %), de la température (optimum 20°C), de l’eau libre sur les feuilles et d’autres facteurs environnementaux.

Symptômes

Les symptômes de la maladie se présentent sous forme de nécroses brun foncé, entourées d’un halo jaune et visibles sur les deux faces de la feuille.  Les nécroses sont bien souvent de forme longitudinale et disposées le long des nervures.  Un réseau brun foncé en forme d’échelle se distingue au sein de ces lésions.  La maladie se répartit de façon homogène dans la parcelle atteinte.  L’infection monte du bas vers le haut de la plante.

Symptômes de l'helminthosporiose sur les derniers étages foliaires. Photo prise le 31/05/2018. Source : CRA-W.

Jeunes symptômes d'helminthosporiose photographiés le 09/04/2018 alors que l'escourgeon n'était encore qu'au stade 31BBCH. Source : CRA-W.

Symptômes d'helminthosporiose sur l'avant dernière feuille (F2) le 31/05/2018 alors que la culture d'orge avait entamé le remplissage de ses grains (stade 73 BBCH). Source : CRA-W.

Période de développement

La maladie est capable d’infecter les plantules d’orge avant l’hiver.  Elle se réactive lors de la reprise de croissance mais les attaques sévères commencent réellement après le déploiement de la dernière feuille et jusqu’à la fin de la floraison.

Situations à risque

Les semis précoces et les niveaux d’azote élevés favorisent de hauts niveaux d’inoculum car si le temps est favorable (automne doux et humide), la maladie peut effectuer un à plusieurs cycle(s) de développement avant l’hiver.  Le semis direct ou le travail du sol superficiel qui laisse les résidus de culture sur le sol (pailles infectées) sont également des éléments favorisant l’infection de la maladie.  Enfin il est important d’utiliser des semences désinfectées.

17 Fév 2020

ESCOURGEON

Les maladies de l'Escourgeon

Les escourgeons sont susceptibles d’être attaqués par des maladies cryptogamiques au niveau des feuilles (rhynchosporiose, helminthosporiose, rouille naine, oïdium, grillure et ramulariose).  Ces maladies affectent le rendement de manière directe par la destruction du foliage. 

Chaque maladie possède un cycle biologique propre.  C’est pourquoi l’importance relative des différentes maladies est fortement dépendante du contexte agro-climatique.  La gestion phytosanitaire des céréales ne peut donc que difficilement être optimalisée sur base des seuls conseils généraux tels que ceux diffusés hebdomadairement par le CePiCOP.  L’agriculteur devra toujours utiliser ceux-ci en fonction des conditions phytotechniques de sa parcelle ainsi que de ses propres évaluations sanitaires.

Connaître les pathogènes et cibler les plus importants

Les fiches maladies :

Les fiches maladies reprises dans cette rubrique permettent de mieux connaitre les pathogènes et évoquent les meilleurs moyens de lutte contre ceux-ci.

Helminthosporiose
Rhynchosporiose
Rouille naine
Ramulariose

Sticky
01 Mai 2018

CADCO-actualité-céréales, le C08

Maladies en escourgeon

L’helminthosporiose progresse, surtout dans le Hainaut. Partout ailleurs, c’est la rouille naine qui gagne les étages foliaires supérieurs …

Maladies en froment : pression faible

La pression des maladies foliaires est à nouveau faible cette semaine…

Actualisation des listes des produits autorisés en céréales

Vous trouverez les listes des produits autorisés en céréales réalisées à partir des données du Phytoweb, dont récemment remis à jour : Cliquez ici

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Le prochain avertissement est prévu pour le 08/05 après-midi.

23 Mai 2017

CADCO-actualité-céréales, le C13

Situation maladies en froment et épeautre :

Avancement des cultures :

Toutes les parcelles du réseau d’observation ont atteint le stade 39 cette semaine et la plupart sont actuellement ou ont même dépassé le stade « début gonflement » BBCH41.

Etat sanitaire des cultures :

La pression en maladies cette saison est relativement faible. La septoriose n’est pas observée dans plusieurs parcelles. Cette maladie est cependant parfois observée de façon discrète sur les étages supérieurs (F2 à F4 selon les variétés et les localités).

… la suite …

Ravageurs d’été : calme plat, même pour la cécidomyie orange

  • Cécidomyie orange, la 1ère vague d’émergence est insignifiante !
  • Pucerons et criocères,  la situation est calme et ne justifie aucune inquiétude.

… la suite …

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