04 Avr 2017

CADCO-actualité-céréales, le C06

Situation maladies de l’escourgeon :

Avancement des cultures :

80 % des parcelles du réseau ont atteint le stade 31 = stade premier nœud.

Etat sanitaire des cultures :

L’helminthosporiose, la rouille naine, la rynchosporiose sont présentes ainsi que de l’oïdium, mais dans une moindre mesure. Dans certaines parcelles du réseau, les seuils de nuisibilité sont dépassés, notamment pour l’helminthosporiose et la rouille naine. L’utilité d’un premier traitement contre ces maladies est à envisager mais dépend de la sensibilité variétale ainsi que de la pression en maladie pour chaque parcelle….

Situation en froment et épeautre :

Avancement des cultures : les froments sont actuellement aux stades « plein tallage », « fin tallage » ou « Epi 1cm ». …

Etat sanitaire des cultures : La septoriose et l’oïdium sont observés dans certaines parcelles du réseau d’essai. La rouille jaune est observée à Namur sur les variétés Kws Smart, Réflexion, Avatar, Lyric et Elixer et également sur épeautre (Sérénité). …

Phytotechnie du froment :

Le stade épi 1cm (BBCH 30), également appelé stade « redressement », est un stade clef, et ce à divers niveaux de gestion des cultures ….

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28 Mar 2017

CADCO-actualité-céréales, le C05

Situation maladies de l’escourgeon :

Avancement des cultures :

Les températures moyennes de ce mois de mars, plus élevées que la moyenne, ont permis le bon développement des escourgeons qui ont à présent atteint les stades « épi 1 cm » (BBCH 30) et « premier noeud » (BBCH 31).

Etat sanitaire des cultures :

Des symptômes de plusieurs maladies sont présents à la base des plantes : la rouille naine est observée dans la majorité des parcelles, l’helminthosporiose et la rhynchosporiose sont également détectées mais dans une moindre mesure. Il est cependant encore trop tôt pour s’en préoccuper, il faudra attendre le stade 31-32, pour évaluer la pertinence d’un traitement en cours de  montaison.

Situation en froment et épeautre :

Des cas de rouille jaune sont observés. Il est bien entendu encore beaucoup trop tôt pour penser à un quelconque traitement fongicide….

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22 Mar 2017

Jaunissement des Céréales : un virus,… mais pas celui que l’on attendait !!

En cette sortie d’hiver, les escourgeons affichent une belle couleur verte que quelques zones et parcelles jaunes  viennent perturber.  Le virus de la mosaïque jaune de l’orge est bien présent dans nos régions. Discret ces dernières années, les conditions de 2017 semblent lui être particulièrement favorables. Le moment est venu de répertorier les zones infestées en visitant les parcelles d’escourgeon au plus tôt.

Chacun gardera un souvenir particulier de la saison céréalière 2016. Les rendements décevants sont attribuables à de nombreux facteurs tant biotiques qu’abiotiques. Concernant les pathogènes, les céréales, ont, la saison dernière, subi les attaques du virus de la Jaunisse Nanisante de l’Orge (JNO). Cette saison, c’est un autre virus qui sévit : il s’agit du virus de la Mosaïque Jaune de l’Orge (BaYMV, pour Barley Yellow Mosaic Virus). Si la jaunisse est transmise par les pucerons, le vecteur du virus de la mosaïque est lui, un micro-organisme du sol (Polymyxa graminis Led.). A l’inverse des pucerons, ce petit champignon unicellulaire et le virus qu’il véhicule n’ont pas été affectés par le froid de cet hiver. Au contraire, sans que l’on ne sache réellement pourquoi, la mosaïque de l’orge s’exprime bien mieux après un automne poussant suivi d’un hiver froid.

Au début des années 80, de fortes infestations de mosaïque jaune de l’orge avaient défrayé la chronique agricole en Belgique. La découverte de résistances génétiques et l’intégration de celles-ci dans de nouvelles variétés avaient progressivement mis fin à cette problématique. La grande majorité des variétés actuelles sont résistantes à la mosaïque de cette époque, appelée mosaïque de type 1 (BaYMV-1). Cependant, fin des années quatre-vingt, une seconde souche du virus (BaYMV-2) capable de contourner la majorité des résistances variétales mises en place a été détectée en Allemagne et au Royaume-Uni. Dans les années nonante, d’autres pays européens dont la Belgique ont signalé à leur tour ce même contournement, laissant supposer une dispersion rapide du virus à partir des foyers initiaux par le déplacement de terres contaminées.

Les plantes atteintes par ce virus se caractérisent par un développement ralenti tant au niveau racinaire que foliaire. Les nouvelles feuilles sont fines, les anciennes jaunissent mais les symptômes typiques permettant d’identifier la mosaïque jaune sont des tirets chlorotiques (traits blancs) répartis parallèlement aux nervures (voir photo) et provoquant une sorte de marbrure sur les feuilles. Les symptômes se marquent à la fin du stade tallage soit principalement en février et mars, et disparaissent progressivement avec la montaison.

 

Plante d’escourgeon présentant les caractéristiques typiques d’une attaque de mosaïque jaune de l’orge. Les « tirets chlorotique s» sont désignés par des flèches.
Plante d’escourgeon présentant les caractéristiques typiques d’une attaque de mosaïque jaune de l’orge. Les « tirets chlorotique s» sont désignés par des flèches.

 

Observable à cette période de l’année, les symptômes peuvent être impressionnants mais selon la littérature, l’impact de ce virus sur le rendement reste limité car les plantes finissent par reprendre un développement normal quoique différé. Des études françaises rapportent cependant des pertes allant jusqu’à 10 pourcent pour la forme de type 2 du virus de la mosaïque de l’orge. Néanmoins, peu  de données quantitatives sont disponibles pour les variétés actuellement cultivées dans nos régions si bien qu’il est difficile d’estimer précisément la perte économique engendrée par le virus.

La répartition des plantes atteintes dans le champ peut également renforcer le diagnostic et constitue une bonne indication de la présence de la maladie. On observe généralement des zones de forme irrégulière dans lesquelles presque toutes les plantes sont atteintes. Ces zones ne s’expliquent pas par la topographie et peuvent s’étendre sur presque l’ensemble de la parcelle. D’année en année, les zones infestées s’étendent dans le sens du travail du sol. Le vecteur P. graminis est en effet plus rapidement déplacé par les outils que ce qu’il est capable de se mouvoir par lui-même.

La répartition de la mosaïque dans le sol peut couvrir des zones allant de quelques m² à plusieurs hectares. Ces zones évoluent avec et dans le sens du travail du sol.
La répartition de la mosaïque dans le sol peut couvrir des zones allant de quelques m² à plusieurs hectares. Ces zones évoluent avec et dans le sens du travail du sol.

 

Les méthodes de lutte contre ce pathogène ne sont pas légion. Jusqu’à peu, il n’y avait d’autres possibilités que de ne plus cultiver d’orge dans les terres infestées.  Sous forme de spores de survie, Polymyxa graminis est en effet capable de subsister jusqu’à 20 ans dans le sol ce qui réduit l’intérêt de la rotation comme méthode de lutte.  Rappelons qu’aucun produit phytopharmaceutique n’a d’efficacité contre les virus, et pas plus contre les spores de survie de P. graminis.

La méthode la plus efficace réside dans l’utilisation de variétés résistantes. Il en existe désormais, capables de résister aux deux formes du virus (type 1 et 2). Ces dernières  arrivent peu à peu sur le marché belge. On connait déjà, au moins trois variétés disposant de la résistance à la souche de type 2. Il s’agit des variétés KWS Keeper (Ets Rigaux), Joker (Jorion-Philip-Seeds) et Hedwig (Limagrain). Les variétés résistantes ont jusqu’à présent présentés un potentiel de rendement légèrement plus faible que les variétés classiques mais avec ces nouvelles variétés, l’écart se réduit et dans les zones fortement infestées par P. graminis et le virus BaYMV-2, l’avantage est clairement aux variétés résistantes. Dans ces situations, le choix variétal doit prendre en compte ce nouveau facteur de résistance.

 

Illustration de la résistance variétale à la mosaïque de type 2. A phytotechnie identique, la variété de droite est résistante, celle de gauche est sensible à la maladie.

Même si pour cette année, le mal est fait et que l’on ne peut pas grand-chose pour les orges en place, la situation actuelle offre une réelle opportunité de connaitre l’état de ses terres du point de vue de la présence de zones contaminées par P. graminis porteur du virus de la mosaïque.  Le moment et l’année sont particulièrement propices pour cette évaluation :

En effet, c’est à cette période de l’année que les symptômes typiques se marquent le plus.

En général, les jaunissements sortie hiver sont imputables à de nombreux et divers facteurs difficilement distinguables, ce qui masque souvent la présence de mosaïque. Cette année, les terres sont particulièrement vertes. L’azote est présent et disponible pour les orges en suffisance (reliquat important, pas de lessivage automnal et hivernal). Les plantes n’ont pas subi de dégât dû au froid (bon endurcissement et couche de neige protectrice) et les jaunissements attribuables à l’autre virus, celui de la jaunisse nanisante de l’orge sont rares car les pucerons ont été contrôlés dans la grande majorité des situations à risque. Tous ces éléments font de l’année 2017, l’année qui met en évidence la présence du virus de la mosaïque jaune de l’orge de type 2 dans nos campagnes et qui permet de repérer les zones de nos terres infestées par cette maladie.

Nous vous invitons dès lors à visiter vos parcelles d’escourgeon et à répertorier les zones affectées. Si vous le souhaitez, vous pouvez également nous envoyer des photos ou des plantes pour confirmer votre diagnostic.

Contacts :

Guillaume Jacquemin : g.jacquemin@cra.wallonie.be

Stéphan Steyer : s.steyer@cra.wallonie.be

Thibaut Olivier : t.olivier@cra.wallonie.be

22 Mar 2017

CADCO-actualité-céréales, le C04

Les avertissements maladies de l’escourgeon ont repris :

Avancement des cultures :

Dans l’ensemble, les parcelles atteignent petit à petit le stade de développement « épi 1 cm » (BBCH 30).

Etat sanitaire des cultures :

Des symptômes d’helminthosporiose, de rouille naine et d’oïdium sont visibles dans certaines parcelles. A ce stade, il est encore trop tôt pour envisager un traitement.

La mosaïque de l’orge est observée en ce début de printemps dans plusieurs parcelles. Les symptômes en sont des traits chlorotiques (jaunâtres) sur  les feuilles. Cette maladie est due à un virus transmis par un protiste du sol. Le choix variétal est le seul levier contre cette maladie.

 

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22 Fév 2017

Les présentations du Livre Blanc février 2017

1967 – 2017

50 ans de partenariat entre agriculteurs et chercheurs

Les présentations du Livre Blanc 2017

  1. Climatologie et rendements
  2. Fumure azotée
  3. Perspectives_Impact de la gestion des résidus de culture sur la fertilité des sols et la production agricole
  4. Perspectives Le travail superficiel du sol, plutôt qu’un labour conventionnel, permet-il de réduire les émissions de N2O vers l’atmosphère
  5. Perspectives_Portrait et durabilité de différentes voies de valorisations des ressources céréalières wallonnes
  6. Perspectives BELCAM
  7. Présentation site internet cereales.be
  8. La lutte contre les mauvaises herbes en céréales
  9. Lutte intégrée contre les maladies
  10. Ravageurs des céréales
  11. Séance académique 50 ans Livre Blanc Céréales
14 Fév 2017

Commander le Livre Blanc Céréales de février 2017

12 € + 4 € (pour frais d’envoi )

sur le compte BE62 3401 5580 3761- BIC: BBRUBEBBULg – Gembloux Agro-Bio Tech – Passage des Déportés, 2

5030 Gembloux

Communication: « Livre Blanc céréales + février 2017»

Attention :
Suite à un problème lors de l’impression du Livre Blanc Céréales de février 2017, les fiches décrivant les différentes céréales et listant les variétés au niveau des « pages jaunes » sont illisibles.
Ces fiches sont disponibles ici.
02 Fév 2017

Télécharger les éditions de février

Commander le Livre Blanc de février

20,00 € (15 € + 5 € pour frais d’envoi )

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11,00 € (7 € + 4 € pour frais d’envoi )

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Communication: « Livre Blanc + édition souhaitée»

02 Sep 2016

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